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Dimanche 09 Septembre 2007

   Le pilote américain le plus connu de notre époque est porté disparut depuis bientôt une semaine. Les recherches menées dans le désert du Nevada pour le retrouver n'ont toujours rien donné.

   L'inquiétante nouvelle a été officiellement annoncée mardi 4 septembre par la FAA, et a été reprise par le site officiel de l'aviateur, alors que des rumeurs courraient déjà depuis la veille. Steve Fossett a bien disparut lundi en fin d'après-midi, alors qu'il revenait d'un terrain privé situé dans le sud du Nevada, aux commandes d'un monomoteur Citabria Super Decathlon bleu et blanc non équipé de parachute.

   Partit seul en fin d'après midi, par un temps un peu brumeux, Fossett cherchait à repérer des sites favorables pour établir son prochain record, il n'avait pas déposé de plan de vol et n'a pas lancé de signaux de détresse. C'est sa famille qui, inquiète de ne pas le voir rentrer, a donné l'alerte le soir même. Depuis, les équipes de secours tentent de repérer des traces de l'aventurier dans le désert du Nevada. Au total, six avions, dont un ultrasophistiqué, et trois hélicoptères sont mobilisés pour ces recherches qui se déroulent dans une région accidentée de 155.000 hectares.

   Jeudi, le lac Walker, proche du ranch duquel steve Fossett a décollé a été sondé par des équipes spécialisées afin de détecter d'éventuelles traces de l'appareil. D'autre part, de nombreux volontaires participent aux recherches, ainsi, des hommes à cheval explorent les canyons dificilement observables depuis le ciel, d'autres en jeep mènent également leurs recherches à terre, et de nombreux civils se sont présentés spontanément à la police pour apporter leur aide.


   De son côté, le milliardaire britannique et ami personnel de Fossett, Richard Branson, a indiqué avoir sollicité "des amis" au sein du groupe de recherches sur Google pour "observer des images satellites remontant aux quatre derniers jours, afin de déterminer sa direction de vol et d'essayer de détecter des anomalies visibles depuis l'espace" ! Le patron de Virgin s'est déclaré inquiet, mais optimiste pour "le plus grand aviateur du monde".

   Malgré la mobilisation, les recherches sont très difficiles, notamment en raison de la surface de la zone à explorer. L
e commandant Cynthia Ryan, porte-parole de la patrouille aérienne civile du Nevada a d'ailleurs avoué que "comme [nous] pouvions l'imaginer, essayer de retrouver une aiguille dans une botte de foin de cette taille va être très difficile" !

   Malgré cette réalité, l'optimisme reste de mise parmis les proches de l'aviateur : "Je suis certain qu'il attend près de son avion que quelqu'un vienne le chercher", a encore déclaré Richard Branson "Steve a eu des défis bien plus difficiles à relever dans le passé" ; de son côté, le français Bertrand Picard, challenger de Fossett sur de nombreux records a expliqué que "C'est quelqu'un qui a une force physique et mentale incroyable, qui est bon dans tellement de domaines différents que je ne peux pas m'imaginer qu'il puisse disparaître dans un accident aussi banal".

 

Mercredi 04 Avril 2007

   Mise en service du métro interne de l'aéroport de Paris CDG. ADP a inauguré le CDGVAL le 3 avril dernier. Ce nouveau métro automatique gratuit reliera les terminaux, les gares et les parkings de la plateforme à la place des bus, polluants etdonc améliorer considérablement les déplacement dans l'enceinte de l’aéroport de Roissy Charles  soumis aux aléas de la circulation. Il ouvre ses portes aujourd'hui (4 avril). CDGVAL devrait de Gaulle, en effet, quel voyageur en transit à Roissy ne s'est pas retrouvé obligé de courir à travers un terminal immense, pour se rendre compte qu'il s'est trompé de bâtiment, devant ainsi courir dans le sens inverse pour attraper un bus dans le meilleur des cas et, au pire, devoir payer un taxi au prix cher...
  
A présent, il suffira donc de prendre le métro ! Celui-ci compte cinq stations ; partant du Terminal 1, il passe par le parking à stationnement longue durée PR avant de rejoindre le Terminal 3, il s’arrête ensuite au second parking PX pour terminer au Terminal 2, au niveau des gares TGV et RER, le tout, en 8 minutes, à la place des 25 minutes de bus auparavant. Fonctionnant 24h/24 il passe toutes les 4 mn aux heures de pointes, avec une ponctualité accrue.

Vendredi 16 Mars 2007

   Alors que le plan de restructuration d'AIRBUS avait du plomb dans l'aile il y a quelques semaines, c'était déjà Super-Jacques qui, sortant de sa cocquille élyséenne s'était déplacé en grande pompe à Berlin pour retrouver son amie d'outre-Rhin, Super-Angela. Unissant leurs super-pouvoirs, ils avaient réussit à mettre tout le monde d'accord en ce qui concerne la répartition de ce qu'on appellait froidement les "sacrifices" que devait faire chaque pays dans la restructuration de l'avionneur. 

   Quelques jours plus tard, Louis Gallois, le valeureux pilote d'AIRBUS, a ainsi reçut l'autorisation du conseil d'administration d'EADS de présenter le plan de restructuration, qui a pour but de rationnaliser son organisation
(voir article consacré
). Ce plan prévoit donc finalement environ 10000 suppressions d'emplois dans toute l'Europe dont 4200 en France. Cependant, il est probable que nombre des ces travailleurs retrouvent à court ou moyen terme un poste dans les usines qui seront vendues à des sous-traitants. Tout ceci n'aurait pu être que broutille et l'agitation syndicale engendrée par ce plan aurait pu ne faire que quelques unes de journaux régionnaux, mais pas à quelques mois des élections en France... Avant même l'annonce de Louis Gallois, les médias se sont emparés de l'affaire, spéculant, pariant, sur le nombre de licenciements, chacun ayant ses sources bien placées, etc. Et à quelques semaine des élections présidentielles donc, qui dit médias dit... politiques.

   Ainsi, AIRBUS est devenu un enjeu national,  et nous avons pu assister à un meeting aérien des propositions, certaines volant moins haut que d'autres... Ainsi Saint Nicolas s'est-il porté volontaire pour sortir de sa hotte plein de billets, soutenu pour une fois par ByeBayrou (attention au virage engagé à droite, en avion, ce n'est jamais bon !). Mais la meilleure proposition est probablement celle de Sainte Ségolène qui veut faire entrer le Conseil régional de son Poitou-Charente natal au capital d'AIRBUS (accessoirement avec d'autres régions PS)... En voilà une belle porposition ! ... Quand on sait que le budget des régions est souvent assez serré, où compte--t-elle trouver l'argent nécéssaire à l'investissement, sinon en augmentant les impôts ? Compterait-elle sur la générosité spontanée des contribuables qui doivent déjà payer nombre d'impôts locaux ? Ce ne serait pas très fair-play juste avant des élections, d'autant plus qu'il n'y a à priori pas d'usines appartenant à AIRBUS dans cette région. Alors à moins que Mme Royal ne place St Nazaire dans les Deux-Sevres et Méaulte en Charente-Maritime, voilà une belle promesse à (Sé)gogo.

   Quoi qu'il en soit, il y en a un qui doit bien rigoler à bord de son (Dassault) Falcon, c'est Arnaud LAGARDERE, dont le groupe est co-actionnaire d'EADS. Lui n'a jamais caché son désintéressement de l'aéronautique, et il observe un silence radio total depuis le début de cette histoire, alors que l'actionnaire allemand multiplie les déclarations et les propostions pour réviser le pacte d'actionnaires qui lie Allemands et Français.
 
   En ce qui concerne le plan Power 8, Louis GALLOIS a clairement fait apparaitre lors d'une interview à la radio qu'il n'était plus modifiable. Cette période est difficile à passer pour le constructeur européen et ses salariés, d'autant plus qu'en période de campagne électorale, ils ne peuvent échapper au rattrapage de l'affaire par les politiques qui ne peuvent s'empêcher de faire de belles promesses qui n'engageront que ceux qui les écouteront... Cependant, faut-il le rappeller, BOEING a dû lui aussi licencier et revoir son organisation au début des années 2000, l'avionneur américain était alors au creux de la vague. Cette année,
il a devancé AIRBUS sur le nombre de commandes passées en 2006.

Dimanche 31 Décembre 2006

   Une bombe a explosée samedi 30 janvier au matin dans un parking du terminal 4 de l'aéroport de Madrid. Placée dans une fourgonnette piégée, la bombe a fait 19 blessés légers ou très légers, une personne est encore recherchée, elle a également provoqué une importante perturbation du traffic aérien qui a repris son rythme normal aujourd'hui (dimanche 31). Si le bilan a été aussi faible, c'est grâce à l'organisation terroriste ETA , qui avait eu l'obligeance, auparavant, de prévenir les autorités espagnoles qui ont ainsi pu faire évacuer la zone concernée. Les éventuels morts seraient ainsi, d'après l'ETA, qui a revendiqué l'action, des "victimes accidentelles".

   Le premier ministre espagnol a aussitôt annoncé la suspension de toutes les initiatives liées au développement du processus de paix avec l'ETA, en réponse à l'attentat. Le ministre de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba a quant à lui exprimé sa "très ferme condamnation" de cet "attentat qui rompt le cessez-le-feu" décrété le 22 mars par l'ETA. De leurs côté, les dirigeants de la gauche indépendantiste ont déclaré que le processus de paix au Pays Basque "n'est pas rompu" par l'attentat, le but étant juste de "faire bouger" le gouvernement  Zapatero dans les négociations avec l'ETA. Cette dernière a agi comme le faisait  l'IRA irlandaise avec des actions similaires dans les années 1990 contre le gouvernement britannique, ont souligné les sources indépendantistes...

   Moralité de cette dernière leçon de démocratie en 2006 : avant de voyager en France, renseignez-vous sur les préavis de grève, si vous voyagez en Espagne, prenez garde aux préavis d'attentats ! ...

Mise à jour 01/01/07 : Ce sont deux personnes d'origine équatorienne qui sont toujours portées disparues. Ces "victimes accidentelles" (selon l'expression de l'ETA) sont toujours recherchées.

Vendredi 03 Novembre 2006

    Un Boeing 737-800 de la compagnie aérienne brésillienne GOL  s'est écrasé en pleine forêt Amazonienne après être entré en collision en  vol avec un avion d'affaires du type Embraer Legacy (jet d'affaire basé sur la structure de l'avion de transport commercial régional ERJ). L'accident est survenu cette nuit (29/30 septembre)

 


    Le Boeing reliait Manaus à Brasilia (Brésil) avec 149 passagers et six membres d'équipage à son bord. Manaus est située à environ 2.700 kilomètres au nord-ouest de Rio de Janeiro. C'est la principale ville fluviale de la forêt amazonienne. Selon la radio locale CBN, l'avion commercial transportait au moins vingt employés du groupe japonais Yamaha. Les autorités aéronautiques Brésiliennes viennent  d'indiquer que les forces aériennes du pays ont localisé l'épave du B737. De son côté, le Legacy a eu beaucoup plus de chance puisqu'il est parvenu à se poser avec une aile endommagée, ramenant sur terre ses cinq pasagers, indemnes.

 


    Selon les premières observations relayées par la presse brésilienne, la zone d'impact serait très concentrée et les restes de l'appareil ne se trouveraient que dans un petit périmètre, ce qui peut laisser penser que le choc a été relativement vertical, l'espoir de trouver des survivants est donc très mince. La zone du sinistre se situerai dans le Mato Grosso, un lieu relativement peu accessible où les sauveteurs envisagent donc d'accéder en rappel depuis des hélicoptères.


    Le Boeing de GOL était l'un des derniers livrés au transporteur, et totalisait moins de 500h de vol. L'Embraer effectuait son premier vol, pour un convoyage vers les U.S.A.. Selon les premières indications données par le pilote du Legacy, les deux appareils volaient respectivement au FL330 et FL360. Le journal O Globo précise que le pilote aurait déclaré "avoir perçu une ombre se rapprocher rapidement avant de subir un choc sur l'avion".  Si cette version devait se confirmer, et sous toutes réserves, ce serait le B737 de GOL qui aurait quitté son altitude (FL360) en descente vers le Legacy qui volait au FL330.


    Il s'agit ici du premier grand accident aérien qui implique la compagnie à bas coûts brésilienne GOL, fondée en 2001. La précédente catastrophe aérienne importante au Brésil remonte au 14 mai 2004 : 33 personnes avaient péri dans le crash d'un avion de la compagnie régionale Rico Linhas Aereas.  

Mise à jour (11/10/06) : Non-respect du plan de vol - Les autorités brésiliennes accusent l'équipage du Legacy de la compagnie américaine ExcelAir de n'avoir pas respecté son plan de vol. Ce dernier prévoyait une croisière au FL370 jusqu'à Brasilia, au FL360 ensuite jusqu'à Teres puis enfin au FL380. Or le Legacy serait resté au FL370 et c'est ainsi qu'il a heurté le B737 de Gol (154 morts). L'équipage américain parle de panne radio avant la collision, ce que réfutent les enquêteurs qui lui reprochent si cela avait été le cas de ne pas avoir appliqué les procédures.

Mise à jour (03/11/06) : Tensions après l'accident de Gol - La situation ne s'améliore pas au Brésil où la grève du zèle des contrôleurs aériens paralyse le traffic depuis huit jours. La police doit intervenir sur plusieurs aéroports pour calmer les passagers cloués au sol. A l'origine de cette grève, la mise en cause dans l'accident de 8 contrôleurs qui ont été suspendus. Un journal vient de révéler que le Legacy aurait bien été autorisé à voler au FL370 jusqu'à Manaus avant la perte des communications radio tandis que personne n'a alerté le B737 du risque de collision.

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