AIRBUS a enregistré plusieurs grosses commandes ce derniers jours, portant aussi bien sur des monocouloirs que sur des A350 et meme des A380. Des commandes bienvenues après les déboirs rencontrés par le constructeur européen.
En ce qui concerne la famille A320, 65 A319 ont été commandés par la nouvelle compagnie low cost américaine SKYBUS, 150 appareils ont été commandés par la Chine (lors du voyage officiel du Président Chirac). Le projet A350 XWB (dont la décision de lancer le programme n'est pas encore arretée) a enregistré des lettres d'intention portant sur une vingtaine d'appareils de la part encore des Chinois. En ce qui concerne le programme A380, la compagnie Emirates a annoncé qu'il n'était pas question de parler d'annulation dans sa commande de 43 A380 mais a annulé ses 10 A340-600 qu'elle trouve trop lourds pas assez économes. Airbus a précisé que ces avions étaient déjà repris par quelqu'un d'autre. Une bonne nouvelle tout de meme, VIRGIN ATLANTIC s'est mise d'accord avec AIRBUS pour reporter la livraison de son premier A380 de quatre ans. Cet accord semble arranger tout le monde, Airbus bien sûr, Virgin Atlantic sans doute, et les compagnies de lancement. Mieux encore, la compagnie australienne QANTAS a commandé aujourd'hui (28 octobre) 8 A380 de plus à Airbus, portant à 20 exemplaires livrables entre 2008 et 2015 son total commandé. Qantas aura aussi en attendant 4 A330-200 pour la faire patienter.
Mais l'embellie qui semble pointer après les semaines noires que vient d'affronter AIRBUS n'efface tout de meme pas les difficultés qui lui reste encore a surmonter en ce qui concerne les programmes A400M et A380, ainsi que le nouveau programme A350XWB, dont le but serait de concurrencer les B777 et B787, mais dont le lancement n'est pas encore décidé. Le constructeur peut cependant toujours compter sur sa famille A320, qui devrait bientot se refaire une jeunesse.
La compagnie charter française AXIS AIRWAYS a déposé une déclaration de cessation de paiement auprès du Tribunal de Commerce d’Aix-en-Provence le 12 octobre, ce qui n'a pas pour autant remis en cause la licence d'exploitation. Une procédure de redressement judiciaire est à présent ouverte et un administrateur devrait être nommé pour tenter de remédier à la situation. Selon les chiffres qui circulent, la dette s'élèverait de 15 à 20 million d'euros. La DGAC a pris la responsabilité de veiller à ce que la sécurité des vols soit maintenue (exploitation, maintenance, etc.), étant donné que la licence d'exploitation n'est pas suspendue. Le tribunal de commerce d'Aix en Provence ayant décidé d'ouvrir une période d'observation de six mois, les chiffres devront s'améliorer avant le début de la saison d'été.
Ces problèmes financiers semblent arriver brutalement alors que la compagnie venait d’être rachetée à 65%, en mai, par la société bruxelloise d’investissement Prado Finance. Il était alors question de lancer des vols long-courriers. Cependant, environ 30% des vols qui devaient être affrétés durant la saison estivale ont été annulés, entraînant de lourdes pertes et plongeant la trésorerie dans le négatif.
La compagnie AXIS AIRWAYS expoite un flotte de boeing B737 et B757. Son activité est basée sur les vols charters moyens courriers et le transport de fret (grace à ses trois B373 Quick Change). Pour en savoir plus sur la compagnie, consultez le magazine AVIATION & PILOTES d'octobre, qui y consacre tout un article.
- AIRBUS a décidé de rajeunir sa famille A320. Bien plus qu'un simple lifting, il s'agit d'une véritable modernisation de sa gamme de monocouloirs moyen-courriers, le best-seller du constructeur. Les modernisations devraient porter sur les winglets, les moteurs, la cellule et la cabine qui réutilisera certaines des innovations faites sur l'A380, améliorant le comfort des passagers, mais également le pilotage, les performances ainsi que les économies éffectuées par les exploitants, des critères non négligeable à une époque où le pétrole coute cher et où les compagnies low costs cherchent des appareils toujours plus économiques. Pour en savoir plus, le magazine trimestriel PLANET AEROSPACE de ce mois-ci y consacre un article.
- Aujourd'hui, 25 octobre, a été inauguré le tout premier terminal low cost de l'aéroport de Marseille (MP2). Le terminal n'attend pas moins de 1 million de passagers pour 2007. Quant à Ryanair, qui va y créer une base, elle est "soupçonnée" de vouloir embaucher sous contrat irlandais tandis que la grève de son personnel au sol espagnol, qui s'est déroulée lundi dernier, a eu peu d'effet, la compagnie ayant tout simplement supprimé… les services au sol (pas d'enregistrement de bagages de soute) dans le nouveau terminal.
- Boeing Business Jet a annoncé l'extension de sa gamme d'avions d'avions d'affaires aux nouveaux programmes gros porteurs de Boeing. Ainsi, la société proposera désormais à ses clients fortunés des versions VIP des Boeing 787-8, 787-9 et 747-8. Cette annonce est l'occasion d'annoncer que d'ors et déjà, un 787-8, trois 787-9 et trois 747-8 ont été commandés en version haut de gamme par des clients particuliers et anonymes. Equipés de réservoirs supplémentaires, les Boeing 787-9 VIP auront une autonomie qui pourra atteindre dans certaines conditions de masse (moins de 75 passagers entre autres), les 18 500 kilomètres, permettant d'atteindre n'importe quel aéroport sur Terre sans escale.
Les rumeurs qui courraient depuis quelques jours à propos d'un bras de fer entre le patron d'AIRBUS et le conseil d'administration d'EADS se sont confirmées. En effet Christian Streiff, le PDG du constructeur européen depuis seulement trois mois a démissionné et sera immédiatement remplacé par Louis Gallois - le rempcant de Noel Forgeard à la présidence d'EADS - qui conserve ses fonctions de coprésident exécutif. Cette décision a été officialisée il y a quelques heures (lundi 9 octobre) dans un communiqué publié par EADS. Cette décision intervient alors que Christian Streiff a dévoilé un plan de restructuration industrielle baptisé "Power 8" (voir article), quant à l'avenir de l'ancien PDG, il pourrait peut-etre rejoindre la présidence du groupe PSA en remplacement de Jean-Martin Folz.
La demande des rescapés et familles des victimes de la catastrophe aérienne du mont Sainte-Odile (qui fit 87 morts le 20 janvier 1992), qui réclamaient la condamnation de l'Etat pour "durée excessive de la procédure pénale", a été rejetée aujourd'hui (9 octobre) par le tribunal de grande instance de Strasbourg.
Selon la 1re chambre civile du TGI de Strasbourg, "à aucun moment la procédure pénale n'est restée en souffrance", pendant toutes ces années. "C'est au contraire la multiplication des diligences et plus particulièrement des expertises qui est à l'origine de la longueur de la procédure critiquée", estime-t-il dans ses attendus.
L'association des rescapés et familles des victimes réclamait 1,5 million d'euros principalement au titre du dommage moral. Elle a également porté plainte devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) en janvier dernier pour le même motif, réclamant 14 millions d'euros à l'Etat à titre de compensations. Le jugement de la procédure pénale intentée contre les auteurs supposés de la catastrophe sera par ailleurs rendu le 7 novembre par le tribunal correctionnel de Colmar.
Cela fait déjà près de quinze ans qu'à eu lieu le crash de l'A320 d'AIR INTER contre le Mont Sainte-Odile, en Alsace, faisant 87 morts et 9 survivants le 20 janvier 1992. Quinze ans de bataille juridique menée par les rescapés et les familles de victimes, ponctuée par nombre d'expertises et de contres-expertises etc.





