L'accident du Boeing 737-400 d’Adam Air alors qu'il reliait le 1er janvier Surabaya à Manado en Indonésie et dont l’épave n’est toujours pas localisée, démontrerait une fois de plus l'inadaptabilité sécuritaire des "low-cost" crainte dans les pays dits émergents. Il discrédite au passage ce modèle d’exploitation trop souvent qualifié à tort et à travers. En libérant leur ciel sous la pression d’intérêts économiques diamétralement opposés, certains gouvernements ont ouvert la boîte de Pandore, adaptant trop lentement les infrastructures nécessaires face aux contraintes opérationnelles de cette inflation de compagnies aériennes.
L’Inde, premier de ces pays à avoir été touché par le phénomène "low-cost", ne s’en sort pas trop mal. Mais, il peine toujours à prouver qu’il sera à la hauteur alors que son trafic intérieur double tous les ans. Il s’en donne cependant les moyens avec la récente signature d’un accord avec l’Union européenne. Ce n’est pourtant pas le cas de tout le monde. Le Brésil a déjà payé, puisqu’en septembre dernier un 737-800 flambant neuf de Gol, autre fleuron à bas coûts, devenu en cinq ans une fierté nationale, s’écrasait dans la forêt amazonienne coûtant la vie de 154 personnes. Il pointe du doigt un disfonctionnement chronique et inadapté de ses systèmes techniques et aéroportuaires. La liste est bien sûre plus longue en y ajoutant le peu de scrupule d’autres types de transporteurs obscurs et opportunistes, par exemple basés dans des États par ailleurs hautement corrompus, comme le Nigeria pour ne pas le citer !
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