Le retard de livraison de l'A380 a coûté à Airbus près de 4,8 milliards d'euros. Pour réduire ses coûts, l'avionneur européen veut développer la sous-traitance au Maroc.
En pleine zone de turbulences, Airbus annonce une politique de réduction des coûts. Le nouveau président, Louis Gallois, a annoncé, mardi 10 octobre, le jour même de sa nomination, le maintien du plan de restructuration préparé par son prédécesseur Christian Streiff avec, entre autres, des suppressions d'emplois. «Il y a des structures qui sont trop lourdes, qu'il va falloir rendre plus légères et ça se traduira par des problèmes d'effectifs, c'est certain», a déclaré M. Gallois.
«Nous lançons ainsi une politique de réduction des coûts qui se traduira par le développement de l'axe de sous-traitance notamment au Maroc. Aujourd'hui, Airbus emploie 10.000 personnes au Royaume qui s'intéresse de plus en plus au domaine de l'aéronautique. Il s'agit d'une relation gagnant-gagnant avec le Maroc que nous poursuivrons», a annoncé, pour sa part, David Dufrenois, vice-président des ventes Afrique du Nord et Afrique de l'Ouest d'Airbus, lors d'une rencontre avec la presse mardi dernier, à Casablanca.
Maggie Bergsma, responsable régionale de la communication au sein d'Airbus, souligne les opportunités qu'une pareille décision offre au Maroc. «Pour être plus compétitif, la sous-traitance est un créneau à développer. Le Maroc en tirera certes profit puisqu'il accorde une importance à ce secteur. Rappelons que SM le Roi Mohammed VI a inauguré tout récemment un centre dédié à l'aéronautique», note-t-elle...
Le retard de livraison de l'A380 a coûté à Airbus près de 4,8 milliards d'euros. Pour réduire ses coûts, l'avionneur européen veut développer la sous-traitance au Maroc...


